Mardi 13 mars 2012
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12:56
Les années se suivent et ne se ressemblent pas.
L'année passée je la chicanait parce qu'elle se levait trop tôt et parce qu'elle réveillait la maisonnée avant même que les
oiseaux aient commencé à chanter.
Cette année, on lui pousse encore dans le dos afin qu'elle se dépêche alors que ses cours sont déjà commencés.
La plupart des matins, c'est mon chum qui la conduit à l'école.Il attend patiemment dans l'auto que la belle daigne sortir de
la maison.
Ce matin, papa s'est fait plus insistant. Cette semaine, en Pennsylvanie, les élèves doivent passer leur PSSA (Pennsylvania
system of school assessment). Aucun retard n'est toléré. A trois ou quatre reprise il est allé réveillé la demoiselle. Je m'en suis mêlée une fois. Il est allé la chercher une autre fois pour lui
donner ses médicaments et jamais elle ne lui en a glissé un mot.
Papa s'est assuré une dernière fois que sa fille était prête et il est allé attendre dans la voiture. Pendant ce temps là, je
me suis préparé un café et un bol de gruau et je me suis installée à la table du déjeuner.
Que vois-je par la fenêtre? Le camion du jeune homme qui tourne autour de ma Diva depuis les deux dernières semaines. Il doit
ruminer quelque chose de rare lui aussi... il reste dix minutes avant que les tests commencent
Je suis allée aviser le père qu'il patientait pour rien, la fifille avait déjà un carrosse qui l'attendait.
Y'a des filles de même qui ont l'tour hein? Faire attendre 2 hommes à 7h le matin et avoir l'air de rendre service à celui
qui l'emmène...
Cré Diva
Par Nathalie
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Lundi 12 mars 2012
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14:17
Je suis présentement dans le breakfast nook et mon cellulaire est à l'autre bout de la maison. Il est chanceux, le
cellulaire. D'habitude c'est dans le garage, dans ma voiture, qu'il est mon téléphone.
Selon mes filles, c'est complètement insensé. C'est un manque total de respect pour cet appareil qui devrait faire un tout
avec mon être... un prolongement de ma personne.
Une amie américaine m'a avoué avoir des sueurs froides et faire de l'anxiété de séparation si elle n'a pas son téléphone avec
elle. Une travailleuse sociale m'a dit traîner son cellulaire aux toilettes. Ma chum de Montréal dort avec le sien, tout comme mes filles.
Vraiment?
Peut-être que c'est parce que pendant 15 ans, alors que j'avais des bambins, je n'ai pu me soulager sur le bol de toilette
sans avoir une ou deux paires de petits yeux qui me regardaient faire mais quand je vais aux toilettes c'est sans mon téléphone. Je veux être seule, je veux la paix, je veux tout sauf répondre au
téléphone.
Peut-être que c'est parce que longtemps j'ai souffert de manque de sommeil à cause des mêmes bambins, qui me réclamaient même
la nuit mais quand je dors... je dors. Loin de mon cellulaire et de ses ondes que certains disent nocives.
J'ai tellement haï ça, étant adolescente, de devoir me rapporter toujours et encore à mes parents que je me soupçonne
d'oublier, inconsciemment bien sur, d'oublier de traîner l'appareil. Pas de téléphone, on ne peut me rejoindre à tout moment de la journée, où que je sois. Je ne suis pas une abomination...
je suis une rebelle
Par Nathalie
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Samedi 10 mars 2012
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18:12
Une toune de Lynda Lemay...qui résume trop bien ce que j'en pense.
Laissez la donc tranquille
Laissez la donc dormir
Retirez vos aiguilles
Laissez la donc partir
C'est l'ciel et vos machines
Qui tirent chacun d'leur bord
Qui sont là qui s'obstinent
C'est à qui sera l'plus fort
Laissez la donc j'vous jure
C'est elle la meilleure
Elle soigne mes blessures
Mieux qu'un troupeau de vos docteurs
Arrêtez donc d'vous battre
Laissez la donc mourir
Retirer vos salles pattes
Arrêtez de la retenir
Lâchez donc les veines
C'est pas votre mère à vous
C'est pt'être même plus la mienne
J'la reconnais plus du tout
Elle sait déjà par coeur
Toutes sortes de p'tits poèmes
Qui finissent par "Amen"
Faut bien qu'elle voit l'Seigneur
Depuis l'temps qu'elle s'prépare
Pour être belle pour lui
Gâchez pas son départ
Si faut que ce soit pour aujourd'hui
Laissez la donc tranquille
Laissez la donc rêvez
Elle rêve à Paul-Emile
J'en suis persuadée
Et bon Dieu quelle tristesse
Voyez comme elle s'ennuie
Des blagues et des caresses
D'son Paul-Emile chéri
Attendez donc un peu
Rangez pas vos aiguilles
Elle manquera pas à Dieu
Autant qu'elle manque à sa famille
N'la laissez pas tranquille
N'la laissez pas s'éteindre
Comme j'connais Paul-Emile
Y'va allez la r'joindre
Mais ranimez-la donc
Mais faîtes donc quelque chose
Gonflez-lui les poumons
Augmentez-lui ses doses
Relevez-lui les paupières
Elle a la trouille du noir
Réveillez ma pauv'mère
Elle va faire des cauchemars
Cognez-lui sur le coeur
Mais faîtes la réagir
Paul-Emile a des fleurs
Il veut les lui offrir
Par Nathalie
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